Drottningholm, près de Stockholm, Suède
C'est l'heure des contes à Saint-Remy de Provence revient,
Grâce au travail de l'association "C'est l'heure des contes".
Deux fois par semaine du 2 Juin au 14 Juillet,
Téléchargez, contez, partez et voyagez dans la féérie des contes d'ici et d'ailleurs.
Que nous réserve la "Reine des Neiges" cette fois-ci ?
Il sera question de "Prince et Princesse" car ... que ... est devenu prince !
C’est l’heure des contes ….illustrés
La Reine des Neiges
Quatrième Histoire : Prince et Princesse
Hans Christian Andersen
Traducteur inconnu
Philippe Schumacher (édition)
(A partir de 6 ans – 16’20’)

- Est-ce qu’il habite chez une princesse ?
Oui, écoute, ...
...
Dans ce royaume où nous sommes habite une princesse d’une
intelligence extraordinaire,
mais il est vrai qu’elle a lu tous les journaux qui existent au monde (elle a
tout oublié du reste), tellement elle est intelligente.
L’autre jour qu’elle était assise sur le trône – ce n’est pas si amusant
d’après ce qu’on dit – elle se mit à fredonner une chanson : « Pourquoi
ne pas me marier ? »
- Tiens cela me donne une idée ! s’écria-t-elle.
Et elle eut envie de se marier, mais elle voulait un mari capable de
répondre avec esprit quand on lui parlait, un mari qui ne se contenterait
pas d’avoir l’air distingué – car c’est très ennuyeux.
Elle convoqua toutes les dames de la cour et lorsqu’elles eurent entendu
de quoi il en retournait, elles furent enchantées.
- Cà, çà me plait, dirent-elles, j’y avais déjà pensé.
Chaque mot que je dis est la pure vérité. J'ai une fiancée qui se promène librement dans le
château, c’est elle qui m’a tout raconté.
Tout de suite les journaux parurent avec une bordure de cœurs et l’initiale de la princesse.
On y lisait que tout jeune homme de bonne apparence pouvait monter au château et parler à la princesse et, celui qui lui parlerait de façon à ce que l’on comprenne tout de suite qu’il était bien à sa place dans un château, que celui enfin qui parlerait le mieux, la princesse le prendrait pour époux.
Oui ! oui ! tu peux me croire, c’est aussi vrai que me voilà !
Les gens accouraient , quelle foule, quelle presse, mais sans
succès le premier, ni le second jour.
- Ils parlaient tous facilement dans la rue, mais quand ils avaient
dépassé les grilles du palais, vu les gardes en uniformes brodés
d’argent, les laquais en livrée d’or sur les escaliers et les grands
salons illuminés,
- ils étaient tous déconcertés, ils se tenaient devant le trône où la
princesse était assise et ne savaient que dire sinon répéter le
dernier mot qu’elle avait prononcé,
- et çà elle ne se souciait nullement de l’entendre répéter.
On eût dit que tous ces prétendants avaient avaler du tabac à priser et
étaient tombés en léthargie – jusqu’à ce qu’ils se retrouvent dehors,
dans la rue, alors ils retrouvaient la parole.
Il y avait queue depuis les portes de la ville jusqu’au château, je l’ai vu
moi-même.

Quand ils arrivaient au château, ils avaient faim et soif mais on ne leur
offrait même pas un verre d’eau tiède.
Les plus avisés avaient bien apporté des tartines, mais ils ne
partageaient pas avec leurs voisins, ils pensaient :
- S’il a l’air affamé, la princesse ne le prendra pas.
- Mais... Était-il devant
tous ces gens-là ?
- Patience, patience, nous y sommes.
- Le troisième jour arriva un petit personnage, sans cheval ni voiture.
Il monta d’un pas décidé jusqu’au château, ses yeux brillaient, il avait de beaux cheveux longs, mais ses
vêtements étaient bien pauvres.
Il avait un petit sac sur le dos.
Ma fiancée m’a dit que lorsqu’il entra par le grand
portail, qu’il vit les gardes en uniforme brodés d’argent, les laquais
des escaliers vêtus d’or, il ne fut pas du tout intimidé, il les salua en
disant :
- Comme cela doit être ennuyeux de rester sur l’escalier, j’aime
mieux entrer.
Les salons étaient brillamment illuminés, les Conseillers particuliers et
les Excellences marchaient pieds nus et portaient des plats en or, c’était
quelque chose de très imposant.
Il avait des souliers qui craquaient très fort, mais il ne se laissa pas
impressionner.
Oui, pour craquer, ils craquaient, mais, plein d’assurance il avança
jusque devant la princesse qui était assise sur une perle grande
comme une roue de rouet.
Toutes les dames de la cour avec leurs servantes et les servantes de
leurs servantes, et tous les chevaliers avec leurs serviteurs et les
serviteurs de leurs serviteurs, qui eux-mêmes avaient droit à un petit valet, se tenaient debout tout autour, et plus ils étaient près de la porte,
plus ils avaient l’air fier.
Le valet du domestique du premier serviteur qui se promène toujours en
pantoufles, on ose à peine le regarder tellement il a l’air fier, debout dans
la porte.
- Çà doit être affreux. Mais est-ce-que le petit personnage a tout de
même eu la princesse ?
- Il a, paraît-il, parlé aussi bien que je parle dans ma langue,
c’est ma fiancée qui me l’a dit.
Il était décidé et charmant, il n’était pas du tout venu en prétendant,
mais seulement pour juger de l’intelligence de la princesse, et il la
trouva remarquable…et elle le trouva très bien aussi.

- Oh ! conduis-... au château…
- C’est vite dit, mais comment ? ... il faut bien
que je ... dise qu’un... ne peut pas entrer là
régulièrement.
- Si, j’irai, ... Quand ... là, il sortira ...
- Attends moi là près de l’escalier ! Elle secoua le tête et s’envola.
Il faisait nuit noire quand ... revient.
Ma fiancée te fais dire mille choses et voici pour ... un petit pain qu’elle a pris à la cuisine. Ils ont assez de pain là-dedans ...
- Il est impossible que tu entres au château – ... – les gardes en argent et les laquais en or ne le
permettraient pas, mais ..., tu vas tout de même y aller.
- Ma fiancée connaît un petit escalier dérobé qui conduit à la
chambre à coucher et elle sait où elle peut en prendre la clé.
Alors ... s’en allèrent dans le jardin, dans les grandes
allées où les feuilles tombaient l’une après l’autre, puis au château où les lumières s’éteignaient l’une après l’autre et ... conduisit ... jusqu’à une petite porte de derrière qui était entrebâillée.
Les voilà dans l’escalier où brûlait une petite lampe sur un buffet, au
milieu du parquet se tenait ...
...
- Voulez-vous tenir la lampe, je marcherai devant. Nous irons tout
droit, ici nous ne rencontrerons personne ;
- Il me semble que quelqu’un marche juste derrière nous.
Quelque chose passa près d’eux en bruissant, sur les murs glissaient
des ombres : chevaux aux crinières flottantes et aux jambes fines,
jeunes chasseurs, cavaliers et cavalières.
- Rêves que tout cela. Ils viennent seulement orienter
vers la chasse les rêves de nos princes, nous pourrons d’autant
mieux les contempler dans leur lit.
- Mais autre chose : si vous entrez en grâce et prenez de
l’importance ici, vous montrerez-vous reconnaissante ?
Ils entrèrent dans la première salle tendue de satin rose à grandes
fleurs, les rêves les avaient dépassés et couraient si vite que ... ne
put apercevoir les hauts personnages.
Les salles se succédaient, l’une plus belle que l’autre, on en était
impressionné…et ils arrivèrent à la chambre à coucher.
Le plafond ressemblait à un grand palmier aux feuilles de verre précieux,
et au milieu du parquet se trouvaient, accrochés à une tige d’or, deux lits
qui ressemblaient à des lis, l’un était blanc et la princesse y était
couchée, l’autre était rouge et c’est dans celui-là que ...
... écarta quelques pétales rouges et aperçut une nuque brune.
Les rêves à cheval bruissaient dans la chambre.
Il s’éveilla, tourna la tête vers ...
Le prince ne lui ressemblait que par la nuque, mais il était jeune et beau.
...
- Pauvre petite, s’exclamèrent le prince et la princesse.
Ils louèrent grandement les ..., déclarant qu’ils n’étaient pas du
tout fâchés mais qu’ils ne devaient tout de même pas recommencer.
Cependant ils voulaient leur donner une récompense.
- Voulez-vous ... librement ? demanda la princesse, ou voulez-vous avoir la charge de ... de la cour, ayant droit à tous les
déchets de la cuisine ?
Les deux ... firent la révérence et demandèrent une charge fixe ;
....
Le prince se leva de son lit et permit à ... d’y dormir. Il ne pouvait
vraiment faire plus.
...
« Comme il y a des êtres humains ... qui sont bons. »
Le lendemain, on ... vêtit de la tête au pied de soie et de velours, ... fut
invitée à rester au château et à couler des jours heureux mais ... demanda seulement une petite voiture attelée d’un cheval et une paire
de bottines.
... voulait repartir de par le monde ....
On lui donna de petites bottines et un manchon, on l’habilla à ravir et au
moment de partir, un carrosse d’or pur attendait devant la porte.
Les armes du prince et de la princesse y brillaient, cocher, domestiques
et postillons – car il y avait aussi des postillons – portaient des livrées
brodées de couronnes d’or.
Le prince et la princesse ... firent eux-mêmes monter en voiture et ... souhaitèrent bonne chance.
...
Le carrosse était bourré de craquelins sucrés, de fruits et de pains
d’épice.
- Adieu ! Adieu ! criaient le prince et la princesse.
... les premières lieues passèrent aussi, ...
... aussi longtemps
que fut en vue la voiture qui rayonnait comme le soleil lui-même.
SUR LES ILLUSTRATIONS QUI J'AI CHOISI
- La jeune lectrice vient du livre "Frauen, die lesen, sind gefährlich."
- L'initiale est celle de J.S. Bach.
- Le château est toujours Drottningholm, en Suède.
- Le carrosse doré appartient aussi à la Couronne suédoise.
- Les tarots sont de l'Aquarian Tarot.
- L'illustration qui montre le petit personnage en entrant dans la salle du trône et en avançant jusque devant la princesse est "At the Court" de Christian Birmingham.
- Les pains d'épice sont d'une photo faite en Bavière.
Merci beaucoup!
Bientôt je vais détailler ce qui passe au carosse et à cocher, domestique et postillons... ça sera après vendredi prochain, le 3 juillet!